07 mai 2008

Mon super marché !

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Parce que l'été s'est ramené à grands pas avant même que le printemps ne pointe le bout de son nez (et aussi parce que j'ai pas posté depuis des semaines...), j'ai envie de faire un billet sur les marchés. Rien de bien original, puisque beaucoup, dont Eleatypik et les kamikazes de la spatule Diane & Nono, ont déjà abordé le sujet.

Il y a une chose (parmi tant d'autres) qui m'horripile : acheter hors saison ou délibérément trop exotique. Pour les chiffres honteux, se référer à l'article d'Elea ; pour le coût exorbitant de telles pratiques, voir Diane & Nono ; pour l'hérésie liée au (manque de) goût, me contacter. M'enfin, comme Miss Typik, je vous colle ici le lien vers un tableau synthétique et feng shui de la consommation de fruits et légumes "de saison", et vous encourage vivement à flâner sur les marchés colorés et à craquer pour des produits gustativement et éthiquement délicieux. 

Et dans notre rubrique "éthiquement délicieux", je vous conseille aussi le blog 2.0 de l'association Des vies et des idées... d'ailleurs, qui retrace le projet de tour du monde à vélo de l'habitat écologique entamé par 2 aventuriers qui mordent la vie (et les idées d'ailleurs) à pleines dents : Amandine et Jérôme.

02 avril 2008

Marchand de larmes.

394637205.gif« Quand les hommes arrêteront-ils de s’entre-tuer au lieu de vivre ensemble dans un monde de tolérance, de considération, de paix, alors que d’autres menaces bien plus graves nous guettent tous ? »

Serge Dassault,
Voeux aux lecteurs du Figaro le 1er janvier 2008.

29 mars 2008

Journées de merde ?

Parce qu'une année, c'est 365,25 jours potentiels pour célébrer un truc à la con, je vous conseille cet excellent site, raffiné au possible, où vous aurez le loisir de vous tordre de rire au sujet de la Journée Mondiale du Scoutisme ou encore à propos de la Journée mondiale de la lutte contre la tuberculose : bienvenue chez JOURNEES DE MERDE.

Il faut bien que jeunesse passe.

En avant goût, le billet d'aujourd'hui, sPé6aL KassDéDi à Jean-Bat Pokel1 :

1089107059.jpgParfois, autour d’un verre de coca, on te demande de parler de la journée mondiale du théâtre. Bien entendu il difficile de refuser une offre aussi alléchante, surtout avec une aussi jolie rondelle de citron.

Afin de moderniser l’image de ce noble art, qui comme te l’a appris Madame Granget en 4ème B, a été inventé aux environs du moyen-âge par Jean-Baptiste Poquelin pour étancher sa soif de vengeance sur toutes les générations futures de collégiens, parce qu’à l’école tout le monde se moquait de lui en l’appelant Molière, voici une version actualisée et allégée de Roméo et Juliette.

Kevin et Natacha, Les amants de Vesoul

Acte I, dans lequel on danse la tektonik.

Vesoul. – Place de la république.
Brandon et Yohann sont dans la place.

Brandon. – Yo.
Yohann. – Yo.
Kevin. – Yo.
Brandon. – Alors Kevin t’as réussi à pécho Rachel ?
Kevin.- Ha non, vas y laisse béton, elle est frigide comme un frigo.
Yohann. – Lol
Brandon. – Ptdr. Tu viens à la teuf du père à Mickaël ce soir ? Rinaldo m’a dit qu’il y aurait de la Sangria , on va trop se déchirer encore.
Yohann. – Lol
Kevin. – Si y’a de la meuf, j’en suis.
Yohann. – Lol

Vesoul. – Dans la maison du père à Mickaël.
David Guetta est dans la place.

Brandon. – Comment je suis trop saoul, je vais me gerber sur les pompes.
David Guetta. – Vous êtes fatigués ?
Tous. - On est pas fatigués.
Kevin. – Qui c’est l’autre trop bonne là bas avec son jean taille basse ? Sa mère, y’a du monde au balcon.
Yohann. – Lol
Brandon. – C’est la sœur à Mickaël, j’ai son MSN si tu veux.
Kevin. – Laisse, c’est pas pour commander, c’est pour consommer sur place.
Yohann. – Lol

Vesoul. – Toujours dans la maison du père à Mickaël.
Kevin aborde Natacha.

Kevin. – Salut, t’a entendu le dernier M Pokora ? C’est trop de la balle.
Natacha. – Hihihihi, vas y c’est trop nul M Pokora, moi j’aime Tokio Hotel.
Kevin. – Tu veux sortir avec moi ?
Natacha. – Hihihi, oui je veux bien, mais mon père il dit que 13 ans c’est un peu jeune pour faire l’amour, et en plus je sors déjà avec Nicolas t’en penses quoi ?
Kevin. – Le bouffon.

Acte II, dans lequel Natacha voulait voir Vesoul.

Vesoul. – Devant le Mc Donald.
Kevin arrive sur son fidèle destrier, un 103 XP avec un pot Ninja.

Kevin. – Salut.
Natacha. – Hihihi.
L’employé. – J’écoute votre commande.
Kevin. – Un maxi best of royal cheese avec frite et coca et un Mc Deluxe.
Natacha. – Hihihi.
Kevin. – Laisse je t’invite.
Natacha. – Hihihi, si Nicolas l’apprend, il va envoyer son grand frère te casser la gueule.
Kevin. – Je m’en fous j’ai pas peur, j’ai vu tous les films de Chuck Norris.
Natacha. – T’es un ouf, je te kiffe trop, je veux me marier avec toi.

Acte III , dans lequel Kevin va se faire défoncer.

Vesoul. – Devant le collège Jean Macé.
Nicolas entre en scène accompagné de son grand frère Thibault.

Thibault. – Vas-y, tu dragues pas la meuf de mon frère, compris ?
Kevin. – Tu me fais pas peur, mais aujourd’hui je peux pas me battre j’ai une tendinite à l’os du coude.
Nicolas. – Bon ben on va péter la gueule à ton copain Yohann alors.
Yohann. – Lol

Acte IV , dans lequel on apprend le dénouement de cette tragique histoire.

Vesoul. – Place de la république.
Brandon et Yohann sont dans la place.

Brandon . – Yo.
Yohann. – Yo.
Kevin. – Yo.
Brandon. – Alors Kevin, t’as réussi à pécho Natacha ?
Kevin.- Ha non, vas y laisse béton, elle est frigide comme un frigo.
Yohann. – Lol
Brandon. – Ptdr. Bon c’est pas grave, tu viens à la teuf du père à Jérémy ce soir ? Rinaldo m’a dit qu’il y aurait du Panaché, on va se mettre la race encore.
Yohann. – Lol
Kevin. – Si y’a de la meuf, j’en suis.
Yohann. – Lol

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26 mars 2008

Lille aux fleurs.

Sur le parvis d'Euralille...
Comment résumer cette petite escapade lilloise ?
Eh bien il y avait...

... Boubakeur, la bonne humeur
et Huguette, la choulette
et Sergueï, le sergueï
et Anne-Sophie, la Wii
et Hugo, le tarot
et Barth, le nouvel appart
et Jean-Jacques, le clic-clac
et Charlotte, la bande de potes...

... en bref, y avait Constantin, c'était trop bien.

*

Et puisqu'LN nous rappelle très judicieusement de répéter soigneusement l'autre choré, moi, j'ai envie de dire "LA FERME" :


(Les Fatals Picards - La Ferme)

Merci les Fatals Nordistes !

15 mars 2008

Ô flow abracadabrantesque !

Je signale par ailleurs l'arrivée de 2 petits nouveaux sur le marché du weblog :
-> WonderPomme et ses mirifiques poubelles d'abondance...
-> "Choubidou" qui va forcément nous épater !

25 février 2008

Aïe.

En gentille inconsciente, j'ai remis ça ce week-end pour le plus grand plaisir de mes articulations. Cette fois-ci, la note sera en rouge violacé, à mi-chemin entre la couleur de ma planche, de mes genoux et des pistes que j'ai dû traverser je-ne-sais-combien-de-fois ce dimanche à Puy-Saint-Vincent... 

To be or not to be... a sporty girl.

Il faut dire qu'avec une bonne gamelle sur le derche dès la première descente du télésiège, la journée ne pouvait que commencer dans la douleur. C'est décidé, dès que je suis au chômage, je prend des cours de pilotage du bolide !!!

*

1243802471.jpgMais les Hautes-Alpes, ce n'est pas seulement des gadins dans la poudreuse, c'est aussi :

- des amis ;

- des gîtes supers dans des hameaux splendides ;

- des activités sportives relaxantes en tee-shirt par 20°C :

Spéciale dédicace aux travailleurs de l'amer, qui grâce à moi ont des vacances par procuration.
En parlant de procuration, n'oubliez pas de voter aux municipales.
Merci.

20 février 2008

Il s'appelait snowboard...

Enfin le retour des notes insignifiantes sur ma vie débile !
A moins que ça ne soit le contraire ?

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Et pourquoi donc celle-ci est-elle écrite en bleu, me demanderas-tu, public captivé ? Parce que !
Il y a en fait plusieurs raisons. La première, c'est que c'est la couleur de mes yeux. Bon, ça, vous pouvez oublier. La seconde raison, plus transitoire - du moins je l'espère - c'est que le bleu est la couleur qui revient actuellement le plus fréquemment sur mon corps parfait : coudes, mollets, tibias, bas des côtes, coccyx, omoplates, et crâne (je le vois pas, ce p***** de bleu, mais je le sens). La troisième raison, qui explique la deuxième, c'est que le bleu est la couleur des pistes choisies par mon guide pour mes premières descentes en snowboard ce week-end.

Oui, public ! Tu connais - ou pas - mon côté casse-cou et mon penchant pour les sports où il faut être en équilibre sur un truc potentiellement rapide et dangereux. Bah voila, j'ai donc enfin essayé le snow. Je ne résiste pas à l'envie de coller là un micro film (rien à voir avec James Bond) pour vous prouver mes dires :

J'avoue, cette mini vidéo n'est qu'un extrait très flatteur de mes nombreuses (tentatives de) descentes. J'ai des courbatures rien que de me rappeler le nombre de gamelles que je me suis prises ! Pensée particulière pour cette charmante pente à 45° qui m'a valu un bon gadin. Je suis restée sonnée en bas pendant 30 secondes, me voyant déjà dans la situation d'un petit myopathe (moitié hooooooomme, moitié fauteueueueueueuil, Myyyyyyyyopathe, Myyyyyopathe...).
M'enfin, je suis vivante, j'ai fait le plein d'air pur (SVP, pas de commentaires là-dessus : laissez-moi mes illusions), et je n'ai envie que d'une chose : y retourner !

Spéciale dédicace à Marge-la-Barge et à Christophe, que je remercie paraplégiquement pour l'invite.

10 février 2008

Aux premières loges de la pipeautique...

Voici un lien vers un blog découvert récemment : Eloge de la Pipeautique. L'humour de l'auteur(e) n'a d'égal que la saveur des situations qu'elle narre. Petit aperçu du dernier billet posté par notre pipeauteuse de haut-vol...

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960895c7ccfbf345dfd9d36afb9f1ef0.jpgJe suis absolument convaincue qu'il existe des consultants de grande qualité, même si, depuis que je suis en collectivité, j'avoue ne pas en avoir rencontré.
J'ai écrit ce texte lors de la première semaine que j'ai passée à l'école de formation des hauts pipeauteurs, à un moment où j'hésitais encore entre le rire nerveux devant tant d'âneries et le tapage violent de tête contre les murs en placoplatre de l'amphi.
Ceci dit, je n'ai toujours pas déterminé avec précision l'attitude ad hoc.
La forme et le rythme sont évidemment très inspirés du magnifique poème de Kipling.
            
Si….

Si malgré tes longues études en université,
Dont tu es sorti vaguement diplômé
Tu n’as acquis aucune compétence
Et si ces années de latence
Jamais n’ont eu raison de ton arrogance

Si tu peux être un vrai branleur sans que cela trop ne se voit
Si tu peux powerpointer sur tout et n’importe quoi
Si tu n’as absolument aucune éthique
Ni aucun but dans la vie sauf celui de te faire un maximum de fric

Si tu sais garder ton sérieux
En professant un jargon vide d’un air pompeux
Devant une assemblée de crétins
Que tu toiseras d’un air hautain

Si ton but inavoué
Est d’être un parasite de luxe de la société
Si tu es capable de donner des conseils éclairés
Sur des activités dont tu n’as jamais entendu parler

Si tu trouves des pigeons assez gros
Pour te faire du fric sur leur dos
En leur exposant de belles idées
Pseudo originales et bien policées
Et dont tu n’auras jamais à leur expliquer le bien fondé

Si tu peux exposer de belles théories énigmatiques
Dont au fond de toi tu sais qu’elles sont impossibles à mettre en pratique
Détail que tu omettras de mentionner
Lorsque tu empocheras tes billets

Alors, les entreprises, les administrations et tous leurs présidents
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, sans aucun remords, tu leur piqueras leur argent.
Tu seras consultant, mon fils.e4c65ae5f45a48cc9c17e20534763c09.jpg

*

Grand-O, (dys)fonctionnement(s) d'une collectivité territoriale, nouvelles techniques de management, travers humains en tous genres : vous trouverez chez notre pipeauteuse de quoi vous détendre après une dure journée au bureau !

21 janvier 2008

Amèle Connection 7

Chapitre septième : last but not least.

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Bon, celle-la, je ne la retouche pas (trop), parce que c'est la dernière et qu'elle est suffisamment parlante comme ça (et prouve surtout la laideur du papier peint). Tout est là ou presque, et illustre le fil rouge de cette balade : un bon petit bordel bien organisé.

Reprenons : des affiches partout, des cartes rigolotes (notamment celles du Petit Nicolas, mais pas les mêmes qu'au chapitre 2), des photos de tags, des crayons de toutes les tailles dans des pots de confiture (ça va avec le tartine progress), et des panneaux de liège pour faire mes compositions évolutives post-apocalyptiques.

Quoi d'autre ?
Cheize, Tiffou et tous les autres gus (géogéo, quand tu nous tiens) ; un bouquin de compta, parce que j'avais dit un jour que je m'y mettrai ; Arendt, Ricoeur, Kant et autres joyeusetés que j'ai dû m'ingurgiter un été pour avoir le droit de me vautrer bien minablement à l'un des concours d'entrée à Sciences Pipo que j'ai présentés (je ne les citerai pas pour que vous gardiez un peu d'estime pour moi... au moins jusqu'à la fin du billet) ; le magnifique Télérama hors-série sur Doisneau (parce que je suis une beauf sensible) ; le coffret "Malaussène/Tardi" de Pennac, ainsi que ceux de Desproges et Carlier ; une partie de la bibliographie de Hesse en version-années-60-l'odeur-de-mort-c'est-en-bonus ; divers poches parmis lesquels quelques Djian, Dubois et Coe ; quelques recueils de poésie des plus élémentaires ; un certain nombre de volumes dans la langue de Guillaume Secoulespoires (l'autobiographie de Mandela, Guerrilla Warfare du Che, Irvine Welsh, etc.) ; quelques CD - j'en possède très peu - dont les discographies quasi-entières de Radiohead et Sigur Rós, et quelques imports directs des poubelles d'Universal.

Je ne parlerai pas ici de mes couteaux, ni de mes cours d'aménagement qui s'entassent désespérément, pas plus que des boîtes de chocolats (je vous renvoie ici aux passages "Milk Tray" de Bridget Jones). Incursion en territoire ennemi terminée. Vous venez de découvrir les ravages de l'asthme : le manque d'inspiration fait vraiment écrire n'importe quoi.

[o*¤_¤*° Spé6aL KassDdi à mé koOoloOoKs
KI son tro KIkou lOoOl ! °*¤_¤*o]

20 janvier 2008

Amèle Connection 6

Chapitre sixième : les voix dans ma tête.

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 Je sais ce que vous vous dites :
"mais y'a plus un cm² de libre !
C'est qui cette folle ?".

Vous avez probablement raison.

Je souffre depuis plusieurs année du vertige, et c'est pourquoi comme la Nature, j'ai horreur du vide. Et j'ai surtout un ignoble papier-peint bleu pâle, d'une laideur rare et tout juste légèrement inférieure à celle de la frise jaune pisse qui l'orne (le papier-peint). Je compile donc avec un plaisir certain les posters cultes et cuculs, ainsi que les affiches de dessins animés. 

Le tout n'est pas disposé de façon anodine. Oui : les différentes affiches se répondent (vous comprenez maintenant le titre de ce chapitre). Regardez un peu le regard amusé que Gandhi jette à Charlot. Et la synthèse des couleurs des Contes de la Mère Poule et de Monsters Inc. qui renvoient au Dictateur. Et la réponse de Robert Razowski à la maxime du Mahatma ("A eye for an eye will make the whole world blind", NDLR) :

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Oui, je sais, certains consultent pour moins que ça. 

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Dans notre rubrique "Rien à voir" :
j'atteins aujourd'hui mon 200ème commentaire, alors que je m'apprête à pondre mon 99ème billet. Pour un blog qui a déjà 2 ans 1/2 au compteur, c'est peu. Surtout en comparaison du Skyblog de la première greluche venue (pardon : 9R3lUcH v3nU). Mais ça n'a pas d'importance : je me suis donné une obligation de moyens, pas de résultats. Merci à vous, et... lâchez vos comms !